Élections de l’ITAA : nous offrons à chaque candidat l’espace nécessaire pour se présenter via un format uniforme. Un terrain d’entente équitable pour chaque voix.
Quelle est la réalisation majeure de votre parcours récent dont vous tirez une fierté particulière ?
Je suis heureux d’avoir pu créer une petite structure, aux valeurs professionnelles et humaines bien ancrées et qui répond à une demande concrète.
A ceci s’ajoute un partenariat opérationnel avec une consoeur et un confrère qui partagent nos valeurs et notre vision.
Chez nous les termes collaborateurs et confraternité ne sont pas galvaudés et c’est très important pour moi..
Citez trois actions concrètes que vous souhaitez lancer au cours des 100 premiers jours suivant votre élection.
Sans la moindre hésitation, la revalorisation de notre profession.
J’ai parfois l’impression que nous sommes considérés comme étant complémentaires aux professions économiques et financières : « Demander à votre comptable de nous envoyer…. »
Or, nous sommes plus que cela, bien plus que cela!
La première étape est par conséquent de retrouver une confiance et une attractivité dans notre Institut qui doit constituer le lien qui nous unit.
Nous devons mettre l’accent sur :
- Une meilleure communication interne : l’ITAA doit être accessible pour ses membres,
- Une meilleure communication externe : l’ITAA doit promouvoir notre profession,
- Une politique plus constructive envers les jeunes générations.
Sur quels piliers l’Institut doit-il, selon vous, accentuer ses efforts, et quels dossiers pourraient éventuellement passer au second plan ?
La pyramide des âges est un sérieux problème et un enjeu stratégique.
Aujourd’hui, des fiduciaires refusent des clients faute de moyens suffisants pour traiter de nouveaux dossiers.
C’est intolérable.
Notre profession est à la croisée des chemins :
- Le besoin de conseils de nos clients basés généralement sur une expérience solide,
- L’adaptation aux technologies nouvelles en perpétuelle évolution.
Nous avons là les ingrédients nécessaires pour une collaboration efficace et optimale intergénérationnelle.
Ne voyons pas les stagiaires comme des « futurs nous », mais comme des futurs collaborateurs.
Et notre Institut doit être un moteur pour lancer cette dynamique vertueuse.
Quelle serait votre solution « disruptive » pour redonner de l’attractivité et de la sérénité à la profession ?
Qui de l’oeuf ou de la poule…
Nous devons « ingurgiter » de plus en plus de matières théoriques et dans le même temps nous sommes confrontés au quotidien à des tâches administratives de plus en plus lourdes : où est la logique?
Et quel serait l’intérêt de rejoindre notre profession?
Moins d’experts-comptables et plus d’administration : la pression devient ingérable.
Or, notre profession peut développer une très haute valeur ajoutée : nous sommes les seuls à pouvoir dialoguer avec les notaires, les banquiers, les avocats, les contrôleurs, les courtiers… et définir avec eux des solutions pour nos clients.
C’est cela notre job.
La solution passe donc par une simplification administrative radicale et une vision bien plus constructive de l’accès à la profession.
Comment l’ITAA va-t-il concrètement accompagner ses membres pour transformer la révolution de l’IA en opportunité ?
Je suis particulièrement étonné que notre Institut ne se soit pas accaparé de l’IA
Aujourd’hui, lorsque je dialogue avec des consoeurs et confrères à ce sujet :
- Soit ils sont anxieux et préfèrent s’abstenir,
- Soit ils essaient de progresser de leur côté.
C’est à notre profession et donc notre Institut de s’investir dans cette révolution technologique qui doit nous permettre de rationaliser notre temps de travail et d’augmenter notre valeur ajoutée, nous y revenons.
Et de manière générale, nous devons veiller à ne pas être dépassés par nos outils – IA, logiciels…- car ils ne constituent aucunement une finalité : c’est notre profession qui est la finalité et un outil, aussi performant soit-il, reste un outil.
Il est temps que notre Institut se montre proactif à ce niveau.
Comment comptez-vous créer des synergies entre les différentes unions professionnelles et le monde politique ?
Je crois beaucoup dans les bienfaits de la revalorisation de notre profession.
Non pas dans le but de flatter notre égo mais bien de recréer un esprit confraternel.
Et cet esprit confraternel est la base de l’unité d’une profession.
L’ITAA doit être forcément le moteur de cette unité et cela ne se fera que si les membres s’identifient dans leur Institut.
Quelle a été votre plus grande leçon ou source d’inspiration au cours de l’année écoulée ?
La création d’un partenariat opérationnel avec deux autres bureaux.
Lorsque l’on crée sa propre structure, on a souvent l’impression d’avoir les solutions.
Ce partenariat, basé sur la convergence des valeurs et des visions, m’a appris la notion de complémentarité.
Il m’a également incité à développer la délégation franche et sincère aux collaborateurs de mon bureau.
Et cette délégation n’est envisageable que sur base d’une confiance mutuelle.
Enfin, cela m’a confirmé un principe de base : le respect des valeurs humaines et professionnelles est essentiel.
Si vous pouviez supprimer une seule loi ou règle pour l’expert-comptable dès demain, laquelle choisiriez-vous ?
Pas une loi mais un état d’esprit : l’ITAA ne doit pas être un état dans l’état mais un Institut au service de ses membres et de la profession.
Pourquoi les membres devraient-ils voter pour vous ?
Je n’ai aucune ambition politique personnelle, je veux simplement contribuer à essayer de changer les choses.
J’ai toujours voulu être un homme de terrain, quelqu’un qui recherche des solutions.
Il est indéniable que notre profession est à un tournant stratégique.
C’est par conséquent le moment de réagir et de réenchanter la profession.
Comment : en revenant aux fondamentaux, c’est-à-dire confraternité, simplicité, terrain, avenir!

