Élections de l’ITAA : nous offrons à chaque candidat l’espace nécessaire pour se présenter via un format uniforme. Un terrain d’entente équitable pour chaque voix.
Quelle est la réalisation majeure de votre parcours récent dont vous tirez une fierté particulière ?
S’il y en a une que je souhaite retenir, c’est celle d’avoir fourni une aide à plusieurs consœurs et confrères dans le cadre de leurs efforts à mettre en place des procédures et des règles visant à améliorer la gestion de la qualité et à se conformer à la loi LBC/FT et à la loi LCE.
Citez trois actions concrètes que vous souhaitez lancer au cours des 100 premiers jours suivant votre élection.
- Contribuer à l’évolution positive de notre profession par le renforcement de l’entraide et du partage des connaissances entre professionnels.
- Maintenir un soutien de l’ITAA aux efforts de formation et d’amélioration continue des compétences de nos membres
- Entretenir une sensibilisation continue des décideurs politiques par rapport au rôle crucial de nos membres dans le cadre d’un contexte économique où nos clients sont confrontés continuellement à des défis
Sur quels piliers l’Institut doit-il, selon vous, accentuer ses efforts, et quels dossiers pourraient éventuellement passer au second plan ?
- Renforcement des liens entres les membres et avec l’ITAA
- Veiller à ce que la charge administrative de nos membres soit raisonnable et proportionnelle en fonction de la taille des cabinets
- Lancement d’un chantier, le plus large possible, au sujet de l’intelligence artificielle et de ses impacts sur nos membres.
Quelle serait votre solution « disruptive » pour redonner de l’attractivité et de la sérénité à la profession ?
Nous traversons une période où les jeunes sont attirés par le « story telling ». Le meilleur exemple à ce sujet est le succès retentissant de Dr. Philippe Boxho qui a réussi, à lui seul, à rendre la spécialité de médecin légiste très attractive pour plusieurs étudiants en médecine. Je pense que nous devons nous en inspirer pour développer une campagne visant à donner une image plus dynamique et émotionnellement plus riche et diversifiée que celle d’une profession technique sans allure « excitante ».
Comment l’ITAA va-t-il concrètement accompagner ses membres pour transformer la révolution de l’IA en opportunité ?
Je crois que l’ITAA devra, comme elle l’a fait pour d’autres sujets dans le passé, lancer une initiative très large visant à introduire les questions liées à l’intelligence artificielle au cœur des réflexions de nos membres. Une première initiative serait d’organiser des rencontres (séminaires, tables rondes, workshop, etc.) sur le sujet, avec des invités spécialisés prêts à partager de façon très concrète leur savoir et leur réflexion avec nos membres.
Comment comptez-vous créer des synergies entre les différentes unions professionnelles et le monde politique ?
Une des pistes à explorer est celle d’un forum réunissant l’ensemble des associations professionnelles avec l’objectif de définir quelques thèmes (par plus de trois) qui constitueraient la primauté pour toutes et sur lesquelles toutes les associations s’engageraient à travailler avec une réelle approche de l’objectif commun. J’estime que cette approche permettra de réunir ce qui est épares sans pour autant enlever aux associations leur rôle constructif et nécessaire dans l’organisation de notre profession.
Quelle a été votre plus grande leçon ou source d’inspiration au cours de l’année écoulée ?
Je choisirais celle de la perte d’une amie qui a inscrit mon nom, sans que je le sache, sur son testament, avec une seule consigne : veiller à ce que ses employés soient protégés dans le cadre de sa succession. Sa confiance responsabilisante et son grand humanisme ont transformé le chagrin de son dernier voyage en gratitude à l’égard de la chance de l’avoir un jour rencontrée et de bénéficier pour toujours de son énergie inspirante.
Si vous pouviez supprimer une seule loi ou règle pour l’expert-comptable dès demain, laquelle choisiriez-vous ?
Un aménagement de la loi LBC/FT
Pourquoi les membres devraient-ils voter pour vous ?
Je préfèrerais le verbe souhaiter à celui de devoir pour formuler cette question. Je dirais que tout est une question de confiance et que celle-ci se mérite. Celles et ceux qui m’offrent la chance de les connaître sauront mieux répondre à cette question. Je laisse donc la question sans réponse car j’estime que toute formulation personnelle à ce sujet sera forcément teintée de prétention.

