Élections de l’ITAA : nous offrons à chaque candidat l’espace nécessaire pour se présenter via un format uniforme. Un terrain d’entente équitable pour chaque voix.
Quelle est la réalisation majeure de votre parcours récent dont vous tirez une fierté particulière ?
En tant que vice-présidente de la Commission de stage, j’ai eu à cœur, ces trois dernières années, de contribuer activement à un accompagnement plus proche, plus humain et plus efficace des stagiaires. Ensemble, nous avons notamment réorganisé des séminaires en présentiel, mis en place une cellule d’accompagnement et participé à l’élaboration d’un nouveau règlement d’examen plus flexible. Les jeunes sont notre avenir et je leur consacre beaucoup de mon temps professionnel afin de leur transmettre mes connaissances afin de leur donner l’envie d’aller plus loin.
Citez trois actions concrètes que vous souhaitez lancer au cours des 100 premiers jours suivant votre élection.
Je suis convaincue que l’ITAA doit continuer à se recentrer sur ses membres, renforcer sa communication et rester proche des réalités du terrain. Un institut fort est avant tout un institut à l’écoute de celles et ceux qu’il représente.
Sur quels piliers l’Institut doit-il, selon vous, accentuer ses efforts, et quels dossiers pourraient éventuellement passer au second plan ?
L’ITAA doit accentuer ses efforts au niveau des négociations auprès de l’administration au sujet de la simplification administrative et au sujet de la communication avec l’administration.
Un exemple frappant et récent : le délai au 30/04/2026 pour les listings clients des assujettis franchisés octroyé le 31/03/2026 alors que cette date est le dernier jour du délai initial. C’est un manque de respect et de considération auprès de notre profession.
Je pense qu’il faut essayer que rien ne passe au second plan car tous les sujets concernant nos membres sont importants.
Quelle serait votre solution « disruptive » pour redonner de l’attractivité et de la sérénité à la profession ?
Je pense que ces deux dernières années, il y a eu de gros efforts au niveau de l’attractivité au sein de l’ITAA pour notre profession.
Il faut savoir que le nombre de stagiaires a augmenté de 12,23 % en un an et que les inscriptions dans les filières comptables ont progressé d’environ 20 à 60% au début de cette année académique, dans plusieurs établissements à travers le pays.
Evidemment, les efforts n’auront qu’un impact réel et concret que d’ici 3-4 ans.
Il faut continuer dans cette voie et en parallèle continuer les combats du quotidien pour rendre moins « sous pression » notre métier.
Comment l’ITAA va-t-il concrètement accompagner ses membres pour transformer la révolution de l’IA en opportunité ?
La technologie n’est plus une option. L’intelligence artificielle est en train de redéfinir en profondeur notre métier.
Sous notre impulsion, L’ITAA doit jouer un rôle clair : non pas subir cette transformation, mais la piloter au bénéfice de ses membres.
Concrètement, cela passe d’abord par la formation. Pas une formation théorique, mais des outils directement utilisables en fiduciaire, pour que chaque professionnel puisse devenir opérationnel rapidement. Les associations professionnelles peuvent également jouer un rôle important sur ce point.
Ensuite, nous devons sécuriser l’usage de l’IA. Aujourd’hui, beaucoup hésitent par crainte du RGPD ou de la responsabilité. L’ITAA doit fournir un cadre clair, des solutions validées et un environnement de confiance. Au niveau de sécurité, il y a également beaucoup trop de logiciels. Il faudrait créer un agrément ITAA ou SPF pour ce point.
Mais surtout, nous devons transformer cette révolution en opportunité économique. L’IA va automatiser une partie de la production. Cela signifie que notre valeur se déplacera vers le conseil, l’analyse et l’accompagnement stratégique des clients.
Enfin, l’ITAA doit défendre activement la profession pour que cette transition se fasse avec nous, et non contre nous.
L’ambition est simple : faire en sorte que chaque membre devienne un professionnel augmenté, capable de créer plus de valeur dans un environnement en pleine mutation.
Comment comptez-vous créer des synergies entre les différentes unions professionnelles et le monde politique ?
L’union fait la force!
Je pense que pour que notre profession soit crédible et qu’elle se montre forte face au mon de extérieur, l’ITAA doit être le relai avec le monde politique.
Par contre, là où l’accent doit être mis, c’est que l’ITAA doit essayer d’organiser des réunions avec les unions/associations professionnelles pour écouter les besoins de nos consœurs et confrères afin de pouvoir les relayer concrètement auprès des politiques.
Quelle a été votre plus grande leçon ou source d’inspiration au cours de l’année écoulée ?
Notre métier est très enrichissant tant au niveau technique qu ‘au niveau humain.
Au cours de mon mandats, j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens de tout horizon avec qui j’ai pu discuter et c’est sur ce terrain là que nous apprenons beaucoup pour faire avance notre profession!
La proximité, l’écoute et le partage doivent être au centre. Je pense que les membre qui se présentent au sein de conseil doivent toujours agir dans l’intérêt collectif et non dans leur intérêt personnel. C’est pour cela qu’il faut essayer que le conseil ait une certaine mixité afin d’avoir les avis de tous les « horizons » (homme/femme, jeune/plus expérimenté, travaillant en petite fiduciaire/mid-tiers/Big four).
Tout le monde est important si on veut montrer une image forte de notre profession!
Si vous pouviez supprimer une seule loi ou règle pour l’expert-comptable dès demain, laquelle choisiriez-vous ?
Ne plus être attaqué sur notre responsabilité quand c’est le client qui commet des erreurs
Pourquoi les membres devraient-ils voter pour vous ?
Par ce que je ne m’adonne pas à des jeux politiques et que je met toute mon énergie à servir l’intérêts des membres. J’essaie vraiment de mettre en avant le profit pour notre profession et que je sui et serai toujours à l’écoute des membres.

