Les bureaux comptables détiennent exactement ce que recherchent les cybercriminels : extraits bancaires, données salariales, numéros de registre national, factures… Toutes les informations nécessaires pour commettre une fraude, centralisées au même endroit pour des centaines de clients.
Mais les fiduciaires ne sont pas les seules cibles. Les prestataires qui fournissent les données financières aux logiciels comptables sont aussi des cibles privilégiées. Parfois même plus. Pirater un bureau comptable, c’est récupérer une liste de clients. Pirater le fournisseur qui alimente plusieurs bureaux, l’impact est démultiplié.
Un problème de sécurité, peu importe où il se situe dans la chaîne, devient aussi le vôtre. Et vos clients, eux, accordent rarement une seconde chance.
Ce que coûte réellement une fuite de données
Selon le rapport Cost of a Data Breach 2025 d’IBM, le coût moyen mondial d’une fuite de données atteint 4,44 millions de dollars. Pour le Benelux, ce chiffre est plus élevé : le montant grimpe à 6,24 millions de dollars. Le secteur financier dépasse la moyenne mondiale, avec 5,56 millions de dollars.
Mais le coût ne se limite pas à l’incident lui-même : enquête, identification des personnes concernées, accompagnement juridique, interruption d’activité, perte de clients… En moyenne, il faut 241 jours pour détecter et contenir une fuite de données. Soit près de huit mois pendant lesquels, en plus de gérer vos clients et vos échéances quotidiennes, vous devez gérer une crise.
Il y a aussi le RGPD. Certaines infractions graves aux règles de protection des données personnelles peuvent entraîner des amendes administratives allant jusqu’à 20 millions d’euros, ou 4% du chiffre d’affaires mondial total de l’exercice précédent si ce montant est plus élevé. Et ce n’est pas une hypothèse lointaine : le nombre de notifications de fuites de données auprès de l’Autorité de protection des données belge est passé à 1.455 en 2024, contre 1.292 l’année précédente. Une hausse de 12,6%.
Une nouvelle couche d’obligations s’y ajoute. La directive NIS2 sur la cybersécurité s’appliquera à partir d’avril 2026 à de nombreuses organisations en Belgique, avec des obligations concrètes en matière de gestion des risques et de notification des incidents. Ne rien faire n’est pas une option.
Ce que vous ne pouvez pas assurer : la confiance
La plupart des pertes financières peuvent être absorbées. La perte de confiance, beaucoup moins.
Prenons l’exemple du bureau comptable Wojeski & Company. Deux incidents distincts ont exposé des données financières de clients. Le bureau a attendu an et demi avant d’informer les clients concernés. Les dégâts durables ne sont pas venus uniquement à cause de la fuite elle-même, mais aussi du silence qui l’a entourée.
Et une fuite ne passe pas forcément par un piratage. Parfois, le maillon faible se trouve simplement plus loin dans la chaîne. En 2025, les données d’environ 5.000 clients de la filiale de courtage d’une grande banque belge se sont retrouvées entre de mauvaises mains. Non pas à cause d’une intrusion dans les systèmes de la banque, mais parce qu’un prestataire externe avait associé les données clients à la mauvaise adresse. Quelques semaines plus tard, un nouvel incident survenait, cette fois chez un sous-traitant chargé de l’impression et de l’envoi. L’Autorité de protection des données en a été informée. Alors qu’il s’agit d’une grande banque avec tous les moyens à sa disposition, l’erreur est venue d’un maillon externalisé.
Dès que vos données transitent par le service de quelqu’un d’autre, sa sécurité fait désormais partie de la vôtre.
Quatre questions à poser à chaque fournisseur de données
C’est un point souvent négligé par les bureaux comptables. Dès que vos données financières transitent par un service externe, ce service fait partie de votre sécurité. Sa faille devient votre risque.
Avant de lui confier vos données, mettez-les à l’épreuve. Posez ces quatre questions à chaque fournisseur qui a accès à vos données :
- Le fournisseur peut-il consulter les transactions ou exécuter des paiements en votre nom ?
- Sa sécurité est-elle certifiée par un organisme indépendant ?
- Où les données sont-elles stockées et comment sont-elles protégées ?
- Qu’advient-il de vos données si l’entreprise ferme ses portes demain ?
Un fournisseur incapable d’apporter des réponses claires à ces questions représente un risque que vous portez au nom de vos clients. Plus le service est bon marché, plus ces réponses comptent.
Comment un flux de données fiable est conçu pour la pratique
Garantir la sécurité des données repose sur quatre piliers concrets que chaque cabinet d’expertise comptable doit évaluer avec rigueur :
- Aucun accès au contenu ni aux paiements : Codabox fonctionne exclusivement comme un canal sécurisé de transmission des données financières. La consultation des transactions ou l’exécution de paiements y sont techniquement impossibles.
- Un investissement structurel dans la sécurité : Un tiers des ressources de développement est directement affecté à la sécurité et à la scalabilité de l’infrastructure.
- Hébergement européen et certifications strictes : La gestion de la sécurité de l’information suit le cadre rigoureux de la norme ISO 27001. Pour le service CARO, aucune donnée de carte de crédit n’est stockée ni traitée au sein des systèmes, conformément aux exigences PCI DSS SAQ A. De plus, l’ensemble des données reste hébergé sur une infrastructure européenne fiable.
- Garantie de continuité à long terme : En tant que marque du groupe international coté en bourse Wolters Kluwer, la solution offre la stabilité financière et la pérennité nécessaires. Un service sur lequel votre cabinet s’appuie aujourd’hui sera toujours présent demain.
Un flux de données bon marché qui ne propose pas de réponses claires sur ces exigences fondamentales peut finalement coûter très cher à votre cabinet. Pas seulement en euros, mais avant tout en termes de confiance auprès de vos clients.
Pour découvrir en détail les engagements en matière de sécurité et de traitement des données, vous pouvez consulter le Centre de confiance Codabox.

